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 Piano. pv

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Jodie (abs)
LOUP RENEGAT
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• Pseudonyme : Faire joujou avec les escalators.
• Entrée dans la meute : Confrérie des Rôdeurs.
• Rang : Combattante.

MessageSujet: Piano. pv   Sam 30 Avr - 20:22

    pv isïl.
    MUSIQUE.

    RÊVE.
    Prudence, ils sont là. Ces monstres. Ils hâtent ta mort, enviant ton épaisse fourrure. A chaque battement de cœur que tu fais, un de tes congénères meurs. Devant toi, l’un d’eux est là. Étalé, se vidant de son sang, gisant. Tu parvins à distinguer un trou dans sa fourrure, imbibée de sang, c’est leur œuvre. Tu ne peux plus rien pour lui. Prudence, ils sont là. Une machine de fer * roule sur son corps, créant un énorme nuage de poussière et de puanteur. Ils sont plusieurs, un par un, aplatissant presque ce loup. Mais pas n’importe lequel. C’est ta mère.

    Soudain, le vacarme s’apaise. Une berceuse te revint à l’esprit. Elle te la chantait, lorsque tu n’étais encore qu’une loupiote. A chaque note, tu t’endormais, remplie de bonheur. Désormais, c’est le contraire. Tes yeux brillent encore, une larme se forme et coule le long de ta joue. Tes pattes deviennent flageolantes, de légers pleurs se font entendre. Tu te précipites vers ta mère, mais tu ne bouges pas. Tu es immobile, tu ne peux rien faire. Ton regard se porte alors vers ses yeux. C’est insupportable, tu approche délicatement ton museau, puis tes pattes. Tu tente de la réanimer, mais rien à faire. La comptine s’arrête brutalement, remplacée par le bruit des roues d’une machine. Tu es aveuglée par deux lumières jaunes, qui deviennent de plus en plus puissantes. Tu ne survis pas au choc.
    Tu es morte.

    * Une machine de fer : Des monstres inconnus des canidés, appelés « voiture » par les bipèdes.

    RÉALITÉE.
    Déjà, le soleil faisait son apparition. Ses couleurs éclatantes recouvraient peu à peu l'ensemble de la forêt, réveillant la plupart de ses habitants. Les paupières un peu collées par ses pleurs, l'autrice de se rêve s'éveilla en sursaut, la respiration saccadée, au beau milieu d’un bois. Ses pupilles étaient dilatées par la peur et la tristesse. Heureusement, elle fut soulagée que ce ne soit qu’un rêve et se calma rapidement. Elle ne voulait pas pour autant se rendormir. La louve se leva alors et étira touts ses membres avant de bailler. Ses pattes plongeaient dans la neige, mais celle-ci avait cessé de tomber ce matin. Les rayons de l'astre allaient sûrement la faire fondre et feraient un grand bien à l’ensemble des canidés. Depuis des mois, le gibier se faisait rare et plusieurs loups étaient tombés malade, ce qui est mauvais, évidemment. Désormais prête, la femelle huma l’air afin de repérer quelconque proie. Sans succès, il était encore trop tôt. Jodie – car tel était son nom – fut aveuglée par le soleil, qui se reflétait sur son museau ainsi que sur ses yeux, à travers les branches de pins qui composaient la forêt. C’était une journée de plus dans ce monde sans fin, mais qui commençait tout de même bien.

    Soudain, ses oreilles s’agitèrent. Son nez humide remua légèrement, son corps se figea et son regard fut perçant. Une proie s’approchait. Aussitôt la senteur reconnue, la louve se plaqua à terre et fixa la bête. C’était un écureuil, qui était descendu d’un arbre pour saisir un gland sur le sol couvert de neige. C’est plutôt rare en ce temps, mais c’était un signe que la saison des feuilles nouvelles arrivait. Soulagement. Alors que le petit animal roux grignotait sa nourriture, le canidé s’approchait à pas feutrés, toujours tapie au sol. L’écureuil redressa la tête, les oreilles pointées vers le ciel et commença à agiter le nez. Mais la femelle ne lui laissa pas le temps de remonter dans l’arbre, elle sauta aussitôt sur lui et l’acheva d’un violent coup de dents avant qu’il n’eut le temps de crier et d’ainsi prévenir les autres animaux du danger. Jodie porta alors la victime entre ses dents et chercha un coin pour la déguster. La bonne odeur chaude du sang la fit saliver d’avance. Elle repéra un tas de mousse près d’un chêne et s’y dirigea. La grise fit le tour du petit lit avant de s’y allonger confortablement. Le gibier déposé entre ses pattes, elle constata qu’il n’avait pas que la peau sur les os. Un bon signe. Sans attendre, elle arracha un bon morceau de viande, affamée. Le soleil commençait à être au milieu du ciel bleuâtre. Une légère brise souleva sa fourrure cendrée et lui apporta l’effluve de la chaire chaude, qui la fit presque frissonner. La louve ne s’était pas offerte un tel repas depuis des jours. Une fois qu’il ne restait plus que des ossements, Jodie posa sa tête sur ses pattes. Ses pensées se tournèrent vers le passé. Depuis que sa mère n’était plus en vie, une part de ses rêves était toujours consacrée à elle. Elle avait prit l’habitude – et préférait – de ne pas se poser de questions par rapport à eux, mais que voulait dire cette mort, illustrée cette fois-ci, par des monstres de fers ? Était-ce un présage ? Peu importe, la réponse ne tomberait pas du ciel, et l’on ne pouvait pas changer la décision du destin.


    ► J o d i e .
    we're dancing like we're dumb !


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« Isïl

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• Entrée dans la meute : Confrérie des rodeurs
• Rang : Transporteur

MessageSujet: Re: Piano. pv   Lun 2 Mai - 17:20

    J'ai tant rêvé. J'ai tant rêvé que je ne suis plus d'ici.
    Léon-Paul Fargue

    « Un des quelques campement des rodeurs. Ta nouvelle maison… Tu n’as pas à avoir peur ici. »
    Je me rappelle très clairement de cette phrase, ces quelques mots susurrés sur un ton rassurant, tranquille. Comme si l’on pouvait me convaincre aussi facilement d’un tel mensonge, comme si j’étais suffisamment dupe pour croire que j’avais encore une maison, un endroit où vivre. Sottises. Mon foyer, n’est pas ici… et n’est pas ailleurs non plus. Mon monde est différent, mes limites sont différentes, mes frontières inexistantes. Mon foyer est ailleurs, dans un monde à part, celui que je m’invente chaque soir, celui qui me protège de la dure réalité du monde. Mes rêves sont ma seule maison. Et rien ni personne ne pourra me faire croire que les terres que je foule représenteront un jour un monde meilleur, protecteur. Chaleureux. Foutaises.
    Il n’existe que le froid. Celui d’un hiver trop rude. Celui des paroles glaciales que l’on vous jette à la figure.
    Il n’existe que la chaleur malsaine. Celle du poison que l’on vous crache au visage. Celle du sang trop souvent versé.
    Je n’existe que dans mes rêves…


    Silence. Celui qui pèse sur les cœurs, qui pèse sur les vies. Sur ma vie.
    Silence brisé par le vent qui tantôt vous fouette le visage, tantôt vous caresse de ses doigts invisibles mais soudainement délicats. Et elle est là, cette louve blanche que l’on juge tellement mystérieuse, tellement étrange. Alors qu’au final personne ne la connaît vraiment. Comment peut-on comprendre ou dompter un esprit ravagé ? Comment peut-on comprendre une personne qui ne se comprend plus elle même. Mais peu importe, elle était là, et c’est tout ce qui comptait en cet instant. Le ciel était d’un bleu si pâle qu’on le confondait parfois avec les nuages qui ornaient le ciel. Des nuages aussi blancs que la fourrure de l’âme solitaire qui errait sur ces terres. Isïl. Une louve qui, pour une fois, semblait plus détendue qu’à l’ordinaire. Comme si, quoi qu’elle puisse en penser, ces terres la rassuraient un peu. La présence du campement des rodeurs lui donnaient l’occasion de détendre un à un chacun des muscles qui constituaient son corps, ses épaules soudainement relâchées, ce qui pouvait lui donner une allure pitoyable. Mais peu lui importait. Isïl errait, son épais pelage balançant au gré des caprices du vent, ses membres puissants lui ayant permit de parcourir une longue distance sans qu’elle n’en soit essoufflées. Véritable vagabonde, semblable à un pèlerin à la recherche d’un quelconque temple, elle errait sans un mot. Sans la moindre compagnie. Mais cela ne l’empêchait pas, même durant sa marche, de laisser son esprit vagabonder. Une fois encore, elle rêvait. C’était ce qu’elle faisait de mieux : fuir une vie qui depuis trop longtemps l’avait déçue. Mais le cours de ses pensées fut bien vite perturbé par une odeur alléchante.
    Il n’existe que le froid. Celui d’un hiver trop rude. Celui des paroles glaciales que l’on vous jette à la figure.
    Il n’existe que la chaleur malsaine. Celle du poison que l’on vous crache au visage. Celle du sang trop souvent versé.
    Alors en parlant de sang… il s’agissait bien de l’odeur qu’elle venait de sentir. Il ne s’agissait pas du sang de l’un de ses congénères mais bien d’une proie, probablement de petite taille étant donné qu’elle parvenait tout de même à capter l’odeur du loup qui entamait son repas. Ou plutôt, une louve. Une rodeuse elle aussi. Ce fut donc sans la moindre crainte que la louve blanche poursuivit sa route, en direction de la personne qui était en train de déguster un festin probablement mérité.

    Alors la marche se poursuit, lente, mesurée. Comme une danse incroyablement délicate, qui nécessiterait un équilibre hors pair. Comme si la moindre perturbation pouvait briser le peu de sérénité qui logeait dans le cœur d’Isïl. Si fragile. Si délicate. Mais personne pour se rendre compte qu’il est trop tard ; elle est déjà brisée, depuis bien longtemps. Alors aujourd’hui, peu lui importe les regards tendres, les regards empreints de pitié, d’avidité devant la proie facile qu’elle était. Seul comptait encore les regards de haine, des regards qu’elle avait l’impression de croiser bien trop souvent. Elle ne croyait plus en l’humanité, ne croyait plus en ses congénères. Ne croyait plus en elle… Mais peu importe. Peu importe… La voila qui s’était rapprochée, bien plus vite que prévue en fait, et la voila qui apparaissait devant la louve qui avait attiré son attention il y a de cela quelques minutes. Une fois l’inconnue dans son champ de vision, la louve blanche ne se gêna pas une seule seconde pour l’observer de haut en bas, la jaugeant d’un simple regard. Un regard dépourvu de la moindre émotion, Isïl n’était en cet instant ni hautaine ou suffisante, ni d’apparence sympathique d’ailleurs. Elle était juste ce morceau de glace qui a volé en éclats il y a bien longtemps.

    Les yeux bleus, aussi froid que son cœur, de la demoiselle de nacre se posèrent sur l’inconnue. Cette dernière était une louve grise, et Isïl comprit bien vite que cette inconnue la dépassait facilement de deux têtes. Ce contraste accentuait encore plus sa propre fragilité. Poupée si faible… Et ce constat la fit sourire, légèrement. Ce petit sourire en coin, ironique. Elle se moquait, mais non pas de l’inconnue, non. Elle se moquait d’elle même, se jouant de sa petitesse, de sa corpulence. Se moquant de tout. Mais ce sourire, fugace, disparut bien vite mais fut remplacé par les mots. Des mots prononcés sur un ton entièrement neutre, un simple constat qui pouvait ressembler à une question. Son regard désormais vrillé sur les quelques ossements de l’écureuil.


    « Il avait l’air bon. »


[list]
Je leur arracherais le cœur
Comme il me l'a été infligé
De leur yeux couleront la liqueur
Devant Satan, ils devront s'incliner.
[list]Ainsi je suis voué à la mort
Mon être offert à ce démon
Il deviendra mon mentor
M'enseignera les vices de la séduction.[/list:u][/list:u]
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Kaybe
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• Pseudonyme : Lemonart
• Entrée dans la meute : Soraar - Création
• Rang : Dominante

Cogitations
♥ Et sentimentalement ?: Melek, mon ange déchu ...
• Avez vous des... Ambitions ?: Trouver un territoire
• Vos liaisons dans les environs:

MessageSujet: Re: Piano. pv   Mer 14 Déc - 20:33

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